| Accompagnement pour la présentation d’une requête pour une ordonnance d’évaluation psychiatrique |
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Les contextes de crise font parfois appel à la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui. En effet, lorsque vous êtes aux prises avec une personne qui présente des troubles d’ordre mental susceptibles de mettre en danger sa santé ou sa sécurité ou celle de son entourage, il existe différentes avenues pour aider et protéger cette personne et ceux qui l’entourent. Voici quelques exemples de dangerosité grave et immédiate : un de vos proches a un plan suicidaire précis et tous ses comportements et gestes indiquent qu’il est sur le point de passer à l’acte, ou encore, un de vos proches a des hallucinations qui le poussent à être violent envers lui-même (automutilation) et à briser des objets ; il devient aussi très menaçant pour vous, il vous bouscule, vous fait des menaces verbales, etc. Ces exemples ne sont que des illustrations possibles de la notion de danger grave et immédiat. Chaque situation est un cas particulier et doit être jugée selon les circonstances qui l’entourent. Ces situations nécessitent une intervention rapide parce que la vie ou l’intégrité de cette personne est en danger et, dans un deuxième cas, aussi parce que votre propre vie ou votre propre intégrité est en danger. Si malgré tous vos efforts la personne refuse de consulter ou d’être conduite à l’hôpital, la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui permet différents recours selon le niveau de dangerosité. Lorsque la personne présente un danger grave et immédiat et qu’il y a urgence, vous pouvez faire appel directement aux services policiers. Pour avoir recours à ces services, la personne doit par ses paroles ou ses actions démontrer dans l’immédiat un danger grave pour sa santé, sa sécurité ou celles des autres. Les policiers peuvent alors l’emmener à l’hôpital sous garde préventive. Cette mesure exceptionnelle permet à un établissement de garder une personne contre son gré, c’est-à-dire sans son consentement, et sans autorisation du tribunal, pour une période d’au plus 72 heures. Lorsque le danger n’est pas immédiat, mais potentiel et que vous estimez que la personne présente un danger grave pour elle-même ou pour autrui et qu’elle refuse de consulter, vous pouvez obtenir l’autorisation d’un juge pour qu’elle soit évaluée par un psychiatre. La Loi de la protection permet de recourir au tribunal (Cour du Québec) en y présentant une requête pour ordonnance de garde provisoire en vue d’une évaluation psychiatrique. C’est dans ce contexte que L’Accolade Santé mentale offre gratuitement l’accompagnement aux familles et aux proches. Depuis 1994, notre organisme soutien les familles tout au long du processus : évaluation de la nécessité d’une requête, aide à la rédaction du document, accompagnement au tribunal, auprès des agents de la paix et à l’hôpital. Nous offrons également du suivi aux familles tout au long de l’hospitalisation et après celle-ci. Les membres de familles ou amis nous sont souvent référés par le Centre hospitalier, les CLSC, le Centre de crise, les organismes communautaires. Ils ont habituellement cherché de l’aide un peu partout et quand ils arrivent chez nous, souvent cela fait des semaines, parfois des mois que la situation s’est lentement détériorée. Fréquemment, lorsque la relation de confiance s’est établie entre nous, ils nous avouent avec réticence leurs peurs pour leur propre sécurité. Certains dorment d’un œil depuis longtemps, appuient une chaise contre la porte de la chambre ou la ferment à clé lorsque c’est possible. D’autres nous disent avoir peur du regard ténébreux de cet être cher et de son agressivité inhabituelle. Tous ont cherché à raisonner leur proche, mais en vain. Ils s’inquiètent pour cet être aimé dont ils ne comprennent plus les actions et les paroles. Ils s’inquiètent pour sa santé et sécurité. Plusieurs pensent qu’à leur tour ils vont “ tomber malade “ et que c’est eux qui se retrouveront à l’hôpital. Ils arrivent difficilement à faire la part entre ce qui est “normal” de ce qui ne l’est plus. La plupart du temps, ils ne connaissent pas les recours de la Loi de la Protection. Pour tous, sans exception, la décision d’entreprendre des démarches suscite des sentiments contradictoires : culpabilité d’agir sans le consentement de leur proche, tristesse devant la souffrance de cet être qu’ils chérissent, soulagement de trouver enfin des recours pour aider ce proche. Tous nous ont avoué se sentir “traître” d’avoir à entreprendre une telle action et tous craignent la réaction de ce proche. Notre intervention consiste alors à les accueillir, à écouter avec bienveillance leur histoire, à évaluer avec eux les actions à entreprendre et à les accompagner tout au long des démarches. Si vous vous sentez démuni devant les agissements de votre proche et que vous hésitez quant à l’action à entreprendre, téléphonez-nous au 450 699-7059 (1 866 699-7059 sans frais). Nous analyserons avec vous la situation et regarderons ensemble les options qui s’offrent à vous. |

